Un cours d’écriture mélodique : pourquoi ?
Notre cours d’écriture mélodique, maillon essentiel de la pédagogie originale de Jean Robert, est enseigné exclusivement à Polyphonies. Il se fonde à la fois sur l’étude de la chanson populaire traditionnelle et celle du langage musical occidental. Lire l’article
Son objectif est simple : comprendre et maîtriser la polyphonie, c’est à dire l’écriture pour plusieurs voix ensemble. Mais pour y parvenir, il est nécessaire de maîtriser un ensemble conséquent de techniques essentielles.
Concrètement, vous apprenez à élaborer des lignes mélodiques vocales ("cheminements mélodico-rythmiques") que vous enrichissez au fil des cours par de nouvelles acquisitions techniques, pour "qu’elles chantent", dans tout mode ou tonalité. [1] Vous apprenez ainsi à "conduire" votre mélodie : ce savoir est extrêmement utile en harmonie, en contrepoint, mais aussi pour votre expression musicale personnelle.
En effet, en harmonie par exemple, vous constaterez que les notes qui enrichissent l’accord (notes étrangères, septièmes, notes altérées ou chromatiques) obéissent toutes en réalité à une logique purement mélodique. Le cours d’écriture mélodique vous permet une compréhension claire de leur rôle et de leur fonction dans l’accord.
Nous retrouverons une approche mélodique du même ordre dans le cours de contrepoint. Savoir conduire une ligne mélodique y est indispensable. Le contrepoint consiste en effet à élaborer une polyphonie (plusieurs mélodies simultanées). Le cours de mélodie introduit d’ailleurs l’étude du contrepoint, en qualité de "passage obligé".
L’analyse est prépondérante dans ce cours de mélodie, comme d’ailleurs dans nos autres cours. Elle permet en effet une compréhension précise de l’expression musicale. Elle deviendra ainsi le guide efficace de votre écriture.
On le voit, maîtriser l’écriture de la ligne et ses techniques spécifiques est un objectif important si l’on désire apprendre l’écriture et par la suite la composition, l’arrangement ou l’orchestration.
Un orchestre par exemple, sonnera d’autant mieux que l’on aura confié à chaque partie instrumentale, non des pas fragments parcellaires de l’harmonie, mais une ligne mélodique réelle et expressive. Les musiciens de l’orchestre le perçoivent et s’y investissent davantage. Par conséquent, la polyphonie et l’orchestration sonnent plus clairement.
Je pourrais encore illustrer le rôle prédominant de la mélodie en composition par une multitude d’exemples de Bach, Mozart ou Debussy mais cette citation de Mahler, est suffisamment éloquente :
« Chez moi le basson, le tuba basse, les timbales elles-mêmes doivent chanter ! » in « Mahler » de Marc Vignal aux éditions Solfèges.
Notes
[1] Cf. programme détaillé des cours de mélodie : http://www.polyphonies.com/infos/programme.pdf. ainsi que notre site : http://www.polyphonies.fr/cours_melodie.htm.
article publié le vendredi 22 janvier 2016 et lu 10023 fois.
Jean-Luc KUCZYNSKI est compositeur et professeur de composition musicale depuis 1988 aux ACM et depuis 1999 à l’école d’écriture et de composition Polyphonies.
Vous avez aimé cet article ? Alors partagez-le avec vos amis !
Articles les plus lus de Jean-Luc KUCZYNSKI
Chiffrages et notation des accords (I). Les chiffrages américains
Toute musique basée sur la tonalité et les modes, qu’elle soit classique, jazz, chanson ou autre dispose des même sept accords. Leur structure est relativement simple et strictement identique dans toutes les musiques. Toutefois, leurs chiffrages ou leurs notations différent et peuvent sembler parfois d’un abord complexe. Dans cette petite mise point, nous nous intéresserons d’abord aux chiffrages américains, utilisés en jazz et en musique de variété puis au prochain article, au chiffrage classique de la basse continue.
Article
Dans Comme par exemple • le 20 mars 2013 • 225112 lectures
Développer son audition intérieure (II)
Dans ce second article, nous allons aborder l’aspect pratique du travail de l’écoute. Nous allons à cet effet utiliser deux logiciels, gratuits, en français et en accès libre, qui sont d’excellents outils de développement de l’audition intérieure : le programme « GNU solfège » d’une part, logiciel libre dont nous avons parlé le mois dernier et le programme « Musictheory.net », accessible également sur Internet. Celui-ci nous a été présenté par un élève de Polyphonies. Lire l’article
Article
Dans Bonne question ! • le 10 février 2013 • 14568 lectures
Développer son audition intérieure (I)
"Mon audition intérieure n’est pas très bonne. Est il nécessaire de la développer dans le cadre de ma formation d’écriture et comment dois-je procéder ?"
Lire la réponse
Article
Dans Bonne question ! • le 2 juillet 2018 • 35057 lectures
Lire une partition d’orchestre
Suivre la musique sur une partition d’orchestre est plus aisé qu’on ne pense avant de s’y être essayé. Toutefois, il importe de connaître certaines conventions de présentation qui régissent l’écriture d’une telle partition. Cet article présente les principales indications instrumentales à connaître et leur évolution, pour vous permettre, élèves de Polyphonies, de vous appuyer sur ce mémo, non seulement lorsque vous suivez la partition de l’œuvre que vous écoutez (activité que nous ne conseillerons jamais assez), mais aussi dans vos propres recherches en écriture ou vos travaux d’orchestration.
Article
Dans Comme par exemple • le 5 septembre 2007 • 96306 lectures
Initiation à l’orchestration. Mozart les Noces de Figaro
Dans l’article précédent "Lire une partition d’orchestre" (même rubrique), nous avons découvert la partition d’orchestre : Présentation de l’orchestre, disposition instrumentale sur une partition d’orchestre, nom des instruments, etc... Abordons maintenant la réalisation d’une orchestration avec l’analyse des premières pages de l’ouverture des « Noces de Figaro » de Mozart. Lire l’article
Article
Dans Comme par exemple • le 5 décembre 2007 • 33071 lectures